samedi

Comment on descend...

... de ce putain de grand huit ?!
Il y a quelques jours, je jouais avec El Padre à Questions pour un champion sur le lit perpétuel qui trônait au milieu du salon de Queen Maya, nous étions Insolents De Facilité (IDF) selon Julien Lepers, le soleil brillait, la mer faisait des vagues, tous les repas ressemblaient à des fêtes, rien faire était quelque chose de presque agréable, j'essayais de me faire une culture musicale Ouï FM sous le regard moqueur de gitans aguerris, les matins étaient difficiles parce que c'est vrai, les vendeurs de beuh avaient leur plaque en bas de l'immeuble, la tâche la plus importante de la journée consistait à installer un lustre IKEA, on a même mangé des glaces improbables (genre tomates-basilic).



Même les ramasseuses de déchets de l'entreprise Nicollin, par ailleurs propriétaire obèse et plein de verve (pourquoi ceux qui ont l'accent du sud sont-ils forcément plein de verve ?) du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club), au système mafieux évident et qui nous réveillaient tous les matins et tous les après-midis, semblaient nous chanter des poèmes lyriques et émouvants.

Et puis c'est aujourd'hui. Alyre est aux Açores, Radia sur une aire d'autoroute entre Lyon et Longwy, Marianne a monté son camp au centre commercial de Saint-Aunès, Pat rêve de devis de jacuzzi, Nadou fait connaissance avec son nouveau colocataire, Christophe gamberge à Vaulx-en-Velin. Youpi.

Ici c'est Paris, Paris restant Paris, ben c'est Paris, ses clodos, ses poussettes coincées dans un hurlement déchirant dans les portes du métros, les portes automatiques dans la gueule, les escalators qui nous portent, le kilo de pêches à 4,95 euros, les travaux dès 8h jusqu'à 18h dans la cour (ça devrait ressembler à un palace depuis le temps, et ça ressemble juste à la CPAM), les voisins qui font la gueule, même le soleil il a pas l'air franc ici, et puis les nouveaux collègues, plutôt sympas du Jura, de Marseille, de la Guadeloupe, de banlieue, la nouvelle boss Orlane Henry, pas conne du tout, le nouveau boulot, qui se présente bien, les amis qu'on revoit et qui sont toujours aussi drôles, les embrouilles administratives qui font même plus peur, l'entrée de l'appart' qui est toute blanche et toute belle, la soupe au pistou qu'on se cuisine pour soi toute seule mais rien à foutre c'est trop bon et ça rappelle le home sweet home même si on sait plus où c'est et si on s'en trouvera un, un jour, les lectures pour la formation qui gavent, mais bon c'est pour la formation, et on reprend tout doucement un train-train. Et puis le métro, on rentre chez soi bien fatiguée, et là, sans prévenir, on tombe sur un truc absurde qui donne envie de rire :

Et pi y'a encore un feu d'artifices ce soir. Oh la belle verte.



































1 commentaire:

  1. Ce grand huit, c'est la vie.
    Quand tu descends, c'est que tu es mort(e).
    Alors accroche toi bien dans la nacelle.
    Nous repartagerons la même, avec les gitans.

    y a pas moyen de mettre d'images dans les commentaires ??

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